Cancer du pénis et HPV
Le HPV peut être responsable du cancer du pénis. Pour cette raison, il peut être nécessaire de traiter l’infection au HPV chez l’homme malgré que le risque du cancer pénien ne soit pas trop élevé. La prévalence du HPV est plus grande dans les cas de lésions non-invasives, ce qui pourrait s’expliquer par une réponse immunitaire plus faible avant l’invasion tumorale. A partir du moment où le cancer devient invasif, le virus HPV est exposé à une réponse inflammatoire accrue. Lors de cette réponse inflammatoire il y a plus de chances du développement de l’immunité contre le HPV. Cependant, même si le HPV est éliminé par la réponse immunitaire, les tumeurs invasives continuent à progresser.
J Urol 1995 Septembre;154(3):1024-9:
La détection de la présence de l’acide désoxyribonucléique du papillomavirus humain dans le carcinome intra-épithéliale, in situ et verruqueux du pénis.
Cupp MR, Malek RS, Goellner JR, Smith TF, Espy MJ. Département d’Urologie, Clinique Mayo, Rochester, Minnesota 55905, Etats-Unis.
“Objet: Etudier la prévalence de l’acide désoxyribonucléique (ADN) du papillomavirus humain dans les cas de carcinome malpighien et les échantillons témoins de tissus péniens.
Matériel et méthodologie: Pour déceler la présence de l’ADN du HPV dans les échantillons pathologiques archivés et les échantillons témoins nous avons utilisé la technique d’amplification de l’ADN par la réaction de polymérisation en chaîne. Nous avons analysé 42 cas de carcinome malpighien invasif, 13 de carcinome in situ, 12 de néoplasie intra-épithéliale pénienne, 3 de carcinome verruqueux, et 25 de balanitis xerotica obliterans, ainsi que 29 échantillons de prépuces de nouveau-nés circoncis et 32 échantillons de prépuces d’adultes circoncis.
Résultats: Dans l’ensemble, la prévalence de l’ADN du HPV dans les échantillons tissulaire étudiés et témoins était de 55% (23 sur 42) pour le carcinome malpighien invasif, 92% (12 sur 13) pour le carcinome in situ, 92% (11 sur 12) pour la néoplasie intra-épithéliale pénienne, 0% (0 sur 3) pour le carcinome verruqueux, 4% (1 sur 25) pour balanitis xerotica obliterans, 0% (0 sur 29) pour les prépuces de nouveaux-nées et 9% (3 sur 32) pour les prépuces d’adultes. Le génotype le plus répandu dans tous les groupes était le HPV 16.
Conclusion: La prévalence de l’ADN du HPV est sensiblement plus élevée dans les cas du carcinome du pénis que dans les échantillons témoins. En outre, la prévalence est plus grande dans les cas de lésions non-invasives (carcinome in situ et néoplasie intra-épithéliale pénienne) que de carcinome invasif.”
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