Effets antimicrobiens du colostrum
On a démontré que le colostrum a des effets antimicrobiens.
Br J Nutr novembre 2000;84 Suppl 1:S75-80:
Immunoglobulines du lait et facteurs complémentaires.
Korhonen H, Marnila P, Gill HS. Centre de Recherche en Agriculture de Finlande, Recherche alimentaire, FIN-31600 Jokioinen, Finlande.
“On connaît très bien que le colostrum est extrêmement important pour la croissance et la santé du nouveau-né. En colostrum bovin, le système complémentaire d’anticorps (immunoglobulines) exerce un effet antimicrobien significatif contre un éventail de microbes et confère une immunité passive jusqu’à ce que le veau ne développe son propre système immunitaire. Le sérum bovin et les sécrétions lactées contiennent trois classes principales des immunoglobulines : IgG, IgM et IgA. Les immunoglobulines sont sélectivement transportées du sérum dans la glande mammaire, et de ce fait, le premier colostrum contient des concentrations très élevées des immunoglobulines (40-200 mg/ml). Les IgG1 représentent plus de 75% des immunoglobulines en lactosérum colostral, suivis des IgM, IgA et IgG2. Toutes ces immunoglobulines diminuent dans quelques jours à une concentration totale en immunoglobulines de 0.7-1.0 mg/ml, les IgG1 représentant la classe principale d’immunoglobulines en lait tout au long de la période de lactation. En conjugaison à l’absorption des anticorps du colostrum après la naissance, le système complémentaire joue un rôle crucial dans l’immunisation passive chez le veau nouveau-né. Plusieurs études ont démontré la présence de l’activité du complément hémolytique ou bactéricide contenu dans le colostrum et le lait bovin. Cet examen traite les caractéristiques des Ig bovins et le système complémentaire qui peuvent être exploiter en tant qu’ingrédients potentiels pour les nourritures fonctionnelles dans le cadre de promotion de la santé.”
Br J Nutr novembre 2000;84 Suppl 1:S127-34:
Activité antimicrobienne et antivirale des composants du lait et du colostrum bovins impliquée dans la défense non spécifique.
van Hooijdonk AC, Kussendrager KD, Steijns JM. DMV International, R&D Center, PO Box 13, 5460 BA Veghel, Pays-Bas.
“Les preuves in vivo de l’activité antimicrobienne et antivirale du lait bovin et des composants dérivés du colostrum font l’objet de l’analyse accordant une attention particulière à la lactoferrine et à la lactopéroxydase. On a déjà décrit leur mode d’action et les raisons de leur application dans les essais d’efficacité avec des rongeurs, des animaux de ferme, des poissons et des humains, pour donner la protection contre les agents infectieux. On établit une distinction entre l’efficacité obtenue par l’administration orale et non-orale de ces facteurs de défense non spécifiques qui peuvent être appliqués, sur le plan commercial, en grande quantité grâce à un haut degré de technologies de laitières. Les études in vivo donnent à croire que la lactoferrine et la lactoperoxydase sont des antimicrobiens naturels très prometteurs pour l’usage dans la pisciculture, l’agriculture, l’hygiène orale et les nourritures fonctionnelles. D’autres produits laitiers prometteurs contiennent des lipides à partir desquels des produits de dégradation anti-infectieux sont générés lors de la digestion, et des peptides antimicrobiens contenus dans les molécules de caséine.”
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