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Histoire naturelle du HPV non traité chez les jeunes femmes
L’histoire naturelle d’une maladie englobe le développement, la progression et l'évolution d'une maladie non traitée. Même sans traitement, 70% de jeunes femmes observées au cours de cette étude ont développé l’immunité et ont obtenu des résultats négatifs au test du HPV pendant 24 mois.
J Pediatr février 1998;132(2):277-84:
L’histoire naturelle de l’infection au papillomavirus humain étudié à l’aide de tests répétés de dépistage de l’ADN chez les adolescentes et les jeunes femmes.
Moscicki AB, Shiboski S, Broering J, Powell K, Clayton L, Jay N, Darragh TM, Brescia R, Kanowitz S, Miller SB, Stone J, Hanson E, Palefsky J Département de Pédiatrie, Université de Californie, San Francisco, Etats-Unis.
“Objectif: L’objectif de cette étude était d’observer l’histoire naturelle de l’infection à HPV non traitée à un stade précoce. On a examiné une cohorte de jeunes femmes ayant des résultats positifs au test du HPV et d’étudier dans cette cohorte (1) la probabilité de régression du HPV, (2) le risque de lésion malpighienne intra-épithéliale, et (3) les facteurs associés à la régression du HPV.
Plan d’étude: L’étude comprenait l’analyse d’une cohorte composée, au début, de 618 femmes porteuses du HPV. Les tests de dépistage du HPV, l’évaluation cytologique et colposcopique ont été réalisé à 4 mois d’intervalle. Les tests de dépistage du HPV ont été caractérisés pour deux groupes: à bas risque (cinq types rarement associés aux cancers) et à haut risque (neuf types les plus couramment associés aux cancers).
Résultats: Selon les évaluations des courbes de Kaplan-Meier, chez environ de 70% des femmes on a observé la régression du HPV avant 24 mois. Les femmes infectées par les types à bas risque avaient plus de chance de présenter la régression du HPV que celles infectées par les types à haut risque (test logarithmique par rangs: p= 0.002). Le risque relatif de développement de la lésion malpighienne intra-épithéliale de haut grade (HGSIL) était de 14.1 (intervalle de confiance à 95% : de 2.3 à 84.5) pour les femmes ayant eu au moins trois tests positifs pour le HPV à haut risque avant le développement de la HGSIL comparativement à celui pour des femmes avec les tests négatifs pour le HPV à haut risque. Cependant, 88% des femmes obtenant des tests positifs persistants ne présentent pas les HSIL jusqu'ici. On n’a révélé aucun facteur lié à la régression du HPV à haut risque excepté une association négative avec des antécédents de condylome vulvaire (risque relatif = 0.5 [ intervalle de confiance à 95% : 0.3 à 0.8]).
Conclusions: La plupart des jeunes femmes ayant des résultats positifs au test de dépistage du HPV présentent des résultats négatifs au cours d'une période de vingt-quatre mois. Les tests positifs persistants pour les types oncogènes de HPV invoquent un risque important de développement des HSIL. Cependant, nous avons constaté que la plupart des jeunes femmes ayant les tests HPV positifs persistants n'ont pas présenté les HSIL à l’examen cytologique pendant une période de deux ans. Les facteurs qu’on avait jugés associés au développement de HSIL se sont avérés peu importants dans la régression de HPV.”
Journal de l'Association médicale canadienne. Février 2003 18;168(4):421-5.
Incidence, élimination et signes précurseurs de l’infection au virus du papillome humain chez les femmes.
Sellors JW, Karwalajtys TL, Kaczorowski J, Mahony JB, Lytwyn A, Chong S, Sparrow J, Lorincz A; Survey of HPV in Ontario Women Group. Health Services Delivery Research Unit, Father Sean O'Sullivan Research Centre, Hôpital Saint Joseph et Département de Médecine Familiale, Université McMaster, Hamilton, ON.
“Antécédents: L'infection persistante au papillomavirus cancérogène est liée aux lésions graves ainsi qu'au cancer cervical. Afin de mieux comprendre l'histoire naturelle du virus du papillome humain (VPH), les chercheurs ont entrepris de déterminer les taux d'infections au VPH cancérogène nouvelles et éliminées chez les femmes âgées de 15 à 49 ans en tenant compte de l'âge, et d'examiner les facteurs de risque d'infections nouvelles.
Méthodes: Les femmes inscrites à un sondage précédent sur la prévalence du VPH (500 de 800 femmes ayant présenté un résultat négatif pour le test de VPH et toutes les 121 qui ont présenté un résultat positif), ont été invitées, un an plus tard, à participer à des tests de suivi sur le VPH lors de leur examen de santé régulier. On a effectué des prélèvements cervicaux pour le dépistage du VPH et des frottis pour l’analyse cytologique, et les participantes ont rempli un questionnaire sur leurs caractéristiques démographiques et les antécédents cervicaux.
Résultats: On a soumis à un deuxième test 253 femmes ayant présenté un résultat négatif pour le test de VPH et 54 femmes ayant présenté un résultat positif pour ce test. L'intervalle moyen entre les visites était de 14.0 (écart-type =2.0, médiane=13.5, gamme de 9.0 à 21.3) mois. L'infection nouvelle au VPH s'est produite chez 11.1% (28/253) de toutes les participantes. Les femmes dans le groupe des 15 à 19 ans affichaient le taux le plus élevé, soit 25.0% (6/24). Selon les analyses univariables, les facteurs de risque d’infection nouvelle étaient le nombre médian de partenaires sexuels au cours de l’année précédente (< or = 1 v. > or = 2: rapports de cotes [OR] =8.2, intervalle de confiance à 95% [CI], de 3.0 à 22.2; p < 0.001) et le nombre médian de partenaires sexuels au cours de la vie (> 3 v. < or = 3: OR 3.0, CI à 95% 1.2-7.2; p = 0.014). Dans le modèle de régression logistique multivariable ajusté selon l'âge, le nombre médian des partenaires sexuels au cours de l’année précédente, le nombre médian de partenaires sexuels au cours de la vie, l'état civil, le tabagisme et l'usage courant des contraceptifs oraux, seulement le nombre médian des partenaires sexuels au cours de l’année précédente est demeuré étroitement lié à l'incidence (OR à 6.2, CI à 95%, 1.6-24.5; p = 0.009). Parmi les femmes ayant présenté un résultat positif au VPH, 51.9% (28/54) ont éliminé l'infection.
Interprétation: Le taux d'infections nouvelles au VPH cancérogène est plus élevé chez les femmes âgées de 15 à 19 ans et les facteurs de risque correspondent à ceux d'une infection transmise sexuellement. Un taux élevé de femmes ayant présenté un résultat positif d'infection au VPH ont éliminé l'infection à la fin d'une année.”
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