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Transmission du HPV en général

La transmission de HPV par d’autres voies que sexuelle est définitivement possible. On peut être exposé même par quelque chose d’innocent comme la poignée de main comme il est décrit dans l’étude portant sur la détection du HPV sous les ongles.

Sexually Transmitted Infections octobre 1999;75(5):317-9:

Détection de l’ADN du papillomavirus humain sur les doigts de patients ayant des verrues génitales.

Sonnex C, Strauss S, Gray JJ, Département de Médecine GU, Hôpital d’Addenbrooke, Cambridge, Angleterre. 

“14 hommes et huit femmes ayant des verrues génitales ont subi des prélèvements au moyen de Cytobrush sur les lésions génitales, le bout des doigts et le bout des ongles de doigts. On a analysé les échantillons à l’aide de la réaction en chaîne par polymérase pour détecter la présence de l’ADN du HPV.

On a décelé la présence de l’ADN de l’HPV dans tous les échantillons génitaux provenant de femmes et dans 13 de 14 échantillons génitaux d’hommes. L’ADN du HPV a été trouvée dans les échantillons prélevés des ongles auprès de 3 femmes et 9 hommes. Le même type viral a été identifié dans les échantillons génitaux et ceux provenant des doigts chez une femme et cinq hommes. Cette étude a révélé le portage sur les mains des HPV génitaux chez les patients ayant des verrues génitales. Bien que les rapports sexuels soient considérés comme la voie typique de transmission de l’infection génitale à HPV, nos résultats indiquent la possibilité de transmission par un contact avec les doigts des parties génitales.”

Le condom ne peut fournir une protection absolue contre le HPV vu que tout contact direct de peau à peau peut entraîner un risque de transmission du virus.

Am J Epidemiol. fevrier 2003 1;157(3):218-26:

Infection génitale au papillomavirus humain: incidence et facteurs de risque dans une cohorte d’étudiantes des universités.

Winer RL, Lee SK, Hughes JP, Adam DE, Kiviat NB, Koutsky LA. Département d’Epidémiologie, Université de Washington, Seattle, WA 98103, Etats-Unis.

“Les données sur l’incidence de l’infection à HPV sont limitées, et les facteurs de risque de transmission ne sont pas clairement établis. Les auteurs ont réalisé un suivi auprès de 603 étudiantes des universités dans l’Etat de Washington à des intervalles de 4 mois entre 1990 et 2000. Lors de chaque visite on remplissait un questionnaire sur la vie sexuelle et l’état de santé ainsi qu’on effectuait des prélèvements cervicaux et vulvo-vaginaux pour détecter la présence de l’ADN du HPV. Après une période de 24 mois, l’incidence cumulative de la première infection constituait 32.3% (intervalle de confiance de 95%: 28.0, 37.1). Les incidences calculées à partir du temps de la rencontre d’un nouveau partenaire étaient comparables pour les vierges et les non-vierges inscrits. Le tabagisme, l'utilisation de contraceptifs oraux, et la déclaration d’avoir un nouveau partenaire sexuel  -- en particulier, celui connu pendant moins de 8 mois avant le début des les rapports sexuels ou celui déclarant d'avoir d’autres partenaires -- étaient les signes précurseurs d’une nouvelle infection. Le fait d’utiliser toujours un préservatif au cours des relations sexuelles avec un nouveau partenaire ne fournissait pas une protection absolue. Une infection chez des vierges était rare, mais tout type de contact sexuel sans pénétration était associé à l’augmentation du risque. La détection de la présence du HPV dans la cavité buccale était rare et n’était pas associée au contact de la bouche avec le pénis. Les données indiquent que l’incidence du HPV associée à la rencontre d’un nouveau partenaire est élevée et que le contact sexuel sans pénétration est une voie de transmission plausible parmi les vierges.”

Scand J Infect Dis 1996;28(3):243-6:

Transmission des infections génitales au papillomavirus humain est peu probable par le plancher et les sièges de logements humides dans les pays à haut niveau d'hygiène.

Puranen M, Syrjanen K, Syrjanen S, Département de Pathologie, Université de Kuopio, Finlande.

“Pour évaluer la transmission du HPV par le plancher et les sièges des logements humides, des échantillons ont été recueillis avec une brosse à dents sur les surfaces de planchers et de sièges des logements humides ; douches, saunas et salles de dressage.  L'étude a été réalisée dans 3 établissements de baignade, 1 piscine intérieure, 2 écoles et 2 maisons privées. La réaction en chaîne par polymérase (PCR) a été utilisée pour amplifier le gène de la béta-globine de l’homme et l’ADN du HPV. Les résultats de l'amplification de l’ADN de l’HPV ont été confirmés par l'hybridation Southern blot effectuée à faible stringence utilisant un mélange des sondes spécifiques aux sous-types suivants : 6, 16, 18 et 31. La béta-globine pouvait être amplifiée seulement à partir de 3 échantillons recueillis dans une salle de dressage et dans une piscine publique intérieure. On n’a détecté la présence de l’ADN virale dans aucun des échantillons. Selon ces résultats, la transmission de l’infection génitale à HPV par le plancher et les sièges dans les endroits ci-mentionnés est fortement peu probable.”

Rev Med Virol janvier-mars 1999;9(1):15-21:

Les infections génitales au papillomavirus humain à haut risque se transmettent verticalement.

Rice PS, Cason J, Best JM, Banatvala JE.  Département de Virologie, Guy's, Kings and St Thomas' Medical School, Kings College, Londres, Hôpital de St Thomas, Royaume-Uni.

“Il est bien connu que les papillomavirus humains (HPV) à haut risque se transmettent par la voie sexuelle, mais la possibilité de la transmission non-sexuelle fait l’objet de controverses. Nous présentons les données sur la transmission verticale de 30% de mères infectées par le HPV à leurs enfants, ayant comme conséquence une infection persistante chez les enfants. Le fait que la mère est la source de l’infection chez l’enfant a été confirmé par le séquençage de l’ADN. Notre étude traite aussi les données sur l’infection par le HPV 16 de la cavité buccale chez les enfants.  Dans le cadre de nos études, l’ADN de l’HPV 16 a été décelée dans les cellules buccales de 48% des enfants âgé de 3 à 11 ans et chez certains enfants les tests ont confirmé l’état transcriptionnellement actif de l’infection. D'autres études ont signalé les taux de prévalence de 19% à 27% parmi les enfants moins de 11 ans. Les études qui n'ont pas détecté la présence des HPV à haut risque chez les enfants ont utilisé les techniques insuffisamment sensibles pour déceler une charge virale peu élevée. Les études sérologiques indiquent également que les enfants prépubaires ont été infectés par le HPV-16. Ainsi, actuellement on dispose de preuves convaincantes sur la transmission verticale des HPV à haut risque, qui mène, probablement, à une propagation de l’infection parmi les enfants. Il reste encore à déterminer les conséquences de telles infections.”  

J Med Virol novembre 1998;56(3):210-6:

Présence des anticorps contre les pseudo-particules virales du papillomavirus humain (VLP) chez les écolières de 11 à 13 ans.  

Cubie HA, Plumstead M, Zhang W, de Jesus O, Duncan LA, Stanley MA.  Laboratoire Régional de Virologie Clinique, City Hospital, Edinburgh, Ecosse, Royaume-Uni.

“Pour mettre au point les approches pour le développement des vaccines, il est important de savoir l'ampleur de l'exposition au HPV auquel est exposée la population en général, et en particulier l'âge auquel la population à risque est infectée. La réponse humorale contre le HPV cible les épitopes confirmationnels sur le virion entier. Les pseudo-particules virales (VLP) de types de HPV 1, 2, et 16 ont été produites à l’aide du système d'expression du baculovirus, et ont été utilisées à l'état intact comme antigène dans le test ELISA indirect. On a testé des échantillons anonymisés de sérum recueillis auprès d’une cohorte d’écolières d’Edinburgh pour détecter la présence des anticorps Igb dirigés contre les VLP. La reproductibilité de l'ELISA a été assurée par l’analyse répétée des échantillons témoins, et par une analyse de tous les échantillons effectuée en double et, dans la mesure du possible, à plusieurs reprises. Parmi 1192 échantillons examinés contenant des VLP du HPV16, 90 (7.6%) ont été classifiés comme clairement positifs, et encore 87 (7.3%) étaient positifs, mais très proches à la limite  calculée par la comparaison avec un groupe de sérums uniformément négatifs. Des anticorps contre le HPV 2 ont été détectés chez 37.5% (407/1139) et anticorps contre le HPV 1 chez 51.9% (558/1076) des écolières. Des anticorps anti-HPV1 et  HPV2 ont été trouvés fréquemment, étant présents dans 29.7% (295/ 993) d'échantillons analysés; 40 échantillons ont présenté des anticorps contre chacun des trois types. L’importance de ces résultats fait l’objet de discussions.”

J Clin Microbiol juillet 1999;37(7):2270-3:

Détection de types 6 et 11 du papillomavirus humain dans les poils pubiens et périanaux des patients ayant les verrues génitales.

Boxman IL, Hogewoning A, Mulder LH, Bouwes Bavinck JN, ter Schegget J.  Département de Virologie, Centre Médical Académique, 1105 AZ, Amsterdam, Pays-Bas.

“ Les types 6 et 11 du HPV génital sont importants du point de vue clinique étant donné leur impact sur l’évolution des verrues anogénitales. On a réalisé une étude pilote pour savoir si l’ADN des types 6 et 11 de HPV est présente dans les poils recueillis sur la zone pubienne et la région périanale et les sourcils des patients ayant les verrues génitales actuellement et des patients ayant des antécédents de verrues génitales. A l’aide de la PCR on a décelé l'ADN du HPV génital dans 9 de 25 (36%) échantillons de poils pubiens et dans 11 de 22 (50%) échantillons de poils périanaux. Après le séquençage de 17 de 20 échantillons, le type 6 ou 11 de HPV a été détecté dans 6 de 25 (24%) échantillons de poils provenant du pubis et dans 8 de 22 (36%) échantillons de poils  provenant de la région périanale. Ces types n'ont pas été détectés dans les poils provenant des sourcils. En revanche, les types de HPV associés à l’épidermodysplasie verruciforme ont été détectés dans les proportions semblables (62%) dans les échantillons de poils pubiens et ceux de poils des sourcils. D'ailleurs, les ADN des HPV 6 et 11 ont été détectées dans les poils pubiens de deux patients qui avaient été traités avec succès et qui ne présentait pas de lésions au moment du prélèvement des échantillons; cette découverte prouve que l'ADN de l’HPV peut persister dans cette région. La présence de ces types de HPV dans les poils pubiens et périanaux donne à penser qu'il y a un réservoir endogène pour le HPV qui peut jouer un rôle important pour la récurrence des verrues génitales.”

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Dr. Joe Glickman, Jr., M.D.

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